Lundi 19 novembre 2007
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Je ne suis pas du genre à apprécier une soirée, je suis même à l’occasion, ce qu’on peut appeler communément un pisse-froid. Vous savez, le genre buveur d’eau qui passe la soirée à vérifier l’évolution des tumeurs aux poumons et au foie de ses congénères en n’oubliant pas de leur signifier qu’ils sont par leur « cancerotubes » responsables accessoirement de la sienne, si Dieu le veut aussi.
Bref en un mot comme en cent, (avec 2g/L minimum sinon ce n’est pas drôle selon certains) je « m’éclate » rarement. Ce que je recherche se situe plutôt, selon l’humeur, entre la simple prise de nouvelles prolongée et le désir profond et masochiste de se faire plus de mal que de bien quitte à vomir, ce qu’heureusement je n’ai fait qu’une fois et bien involontairement.
C’était entre Macon et Paris via Dijon, à l’été 2005. La gare de Lyon, un sac depuis désinfecté, un ex-camarade de promo et un groupe de CRS peuvent témoigner.
Quoi qu’il en soit alors que ces derniers temps, j’ai à plusieurs reprises, failli rechuter dans la régurgitation forcée, ladite chose précédemment citée m’as toujours été évitée par ma morale et ma peur du ridicule qui lorsqu’elles s’associent ne font pas qu’alimenter le bûcher sans cesse nourri de mes frustrations stériles . Bref jusque-là point de vomi à la sortie du Bar, et quelques soirées sympas et conviviales.
Et puis cette semaine exténuante -mais magique- se concluait vendredi soir dernier par un dîner entre amis du BTS. Dîner auquel j’arrivais à pied depuis les champs jusqu'à Bastille pour cause de ligne 1 qui ressemblait davantage a une boite de sardine à la sueur qu’à une rame de métropolitain. Etant miraculeusement en avance, je fis un crochet par une adresse connue de la Rue de la Roquette, dont les murs rouges et les fauteuils de cuirs sont un délice pour peu qu’on ne soit pas rebuter par l’ambiance sonore. Pour ceux qui cherche laquelle, on y distribue (au sens large) notamment absinthe et prospectus pour les nuit Démonia et Elastique, davantage de précision est désormais superflu.
Bref après deux bières, un coucou au café Banane (j’espère que je n’écorche pas son pseudonyme), et une discussion passionnante et inattendue sur entre autres Rob Zombie, l’expressionnisme allemand, le sexe en plein air notamment au Canada et la NHL, me voici d’un pas mal assuré parti vers le dîner. Dîner qui fut très réussi et plaisant, notamment en matière de relations humaines, qui avec le temps deviennent de plus en plus complices à un point que je n’aurais imaginé à mon entrée en BTS. Bref j’en ai pris pour mon grade de dépressif compulsif, mais encore une fois les baffes des amis, ça fait toujours plaisir.
Quoi qu’il en soit après que notre table eût été l’attraction de la soirée, malgré une tentative poussive de détournement d’attention par un anniversaire, nous nous quittâmes. La perspective de rentrer à 23h dans des métros plus qu’incertains ne m’enchantait guère alors quitte a finir dans un taxi autant que ça en vaille le coup. Et paf voilà que je retournais dans ce fameux bar qui jouxte un théâtre, et ce sera mon dernier indice, pour y retrouver café Banane, et ho demie surprise, car celui qui mélange breuvage du matin et fruit à la forme phallique me l’avait signalé, je tombe sur dieuh (enfin on l’appelle comme ça il aime bien son prénom sinon) . Ça faisait longtemps, trop sans doute, mais ils étaient bien accompagnés notamment par Micka, N et J dont je tairais le nom par soucis de discrétion certes ridicule mais teinté de correction et de bienséance.
Ainsi je passa une soirée extraordinaire, puisque je bu sans m’en rendre compte, parla avec tout le monde, et rigola de bon cœur sans chercher par tout les moyens a tromper l’ennui.
In vino veritas disaient les Romains, peut être, mais en tout cas les mises au point faites au cours de cette soirée vont, je l’espère m’aider à soigner mes quelques névroses récurrentes et stressogénératrices. En tout cas tous mes sujets du moment y sont passés : vie sentimentale, vie familiale, vie scolaire, vie professionnelle, envies, désirs et musique (ce qui vu le groupe abordé dans le lieu fut très cocasse).
Bref il en est ressorti une envie profonde d’être heureux et de le rester, de ne plus se prendre la tête et de laisser aller un peu le cerveau, quitte à accomplir des choses stupides et inconcevables. Ça a bien commencé puisque j’ai dormi tout le samedi, mater sporadiquement la Star Ac pour la première fois de ma vie, dormi encore, fait du montage et bien sûr partager ma joie avec mon ti Ange, malgré la distance sans me forcer, tout simplement.
Bref je ne sais pas si la vie est devenue belle en tout cas je la vois moins moche, et selon la médecine du travail avec 12 à chaque œil s’il vous plait .
Quant à ces féroces soldats, je le dis, c’est pas pour cafter, mais y font rien qu’à mugir dans nos campagnes.
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